
La méthode COOL ton émotion est inspirée de recherches reconnues en psychologie, en neurosciences et en éducation.
Elle ne remplace pas une intervention clinique. Elle propose une structure pédagogique basée sur des concepts scientifiques établis.
Reinhard Pekrun (2006, 2016, 2018, 2023) — Théorie contrôle-valeur
Les recherches de Pekrun montrent que les émotions vécues à l’école (stress, frustration, honte, fierté, espoir, etc.) influencent directement :
Selon la théorie contrôle-valeur, deux éléments jouent un rôle central :
Ces travaux soutiennent l’idée que les émotions ne sont pas des obstacles à l’apprentissage, mais des indicateurs du rapport que l’élève entretient avec la tâche.
Sonia Lupien (2007, 2020) — Stress et perception de contrôle
Les travaux de Lupien montrent que le stress n’est pas causé uniquement par une situation, mais par la perception que l’on en a.
« Il faut absolument que nous cessions d’avoir peur du stress. C’est primordial. […]le seul fait de voir la prochaine situation menaçante comme étant un défi plutôt qu’un stress contribuera à diminuer votre production d’hormones de stress! » (Lupien, 2020)
Le stress active des mécanismes physiologiques rapides (cœur, respiration, tension) pour nous aider à relever des défis.
Le ralentissement volontaire peut diminuer cette réactivité afin de transformer ces réactions en un stress constructif.
Cela soutient la première étape de COOL : Calme-toi.
James J. Gross (1998, 2015) — Processus de régulation
Les recherches de Gross montrent que la régulation émotionnelle implique plusieurs étapes :
Observer et reconnaître une émotion modifie la façon dont elle influence le comportement.
Cela soutient les étapes : Observe et Ouvre-toi.
Lisa Feldman Barrett (2014, 2017) — Émotions construites
Les émotions ne sont pas seulement des réactions automatiques. Elles sont construites à partir :
Identifier une sensation dans son corps, un état émotif spécifique ou l’histoire qu’on se raconte lors d’une situation challengeante aide le cerveau à mieux gérer les réactions physiologiques et les émotions.
Cela soutient l’importance de :
Albert Bandura (1997, 2001) — Pouvoir d’agir
Les travaux de Bandura montrent que la croyance en sa capacité d’apprendre (auto-efficacité) influence :
Se percevoir comme capable d’agir sur nos émotions et nos croyances renforce le sentiment d’agentivité, c’est-à-dire le sentiment de pouvoir que l’on croit avoir sur notre propre vie.
Cela soutient la dernière étape : Leçon à tirer.
Porges (2011) — Le nerf vague
Fancourt et al. (2015) — Chant et stress
Les travaux sur la régulation physiologique montrent que la respiration lente et certaines vocalisations peuvent influencer le système nerveux autonome.
Ces données soutiennent certaines stratégies proposées dans la section Calme-toi.
La méthode COOL ton émotion est inspirée de ces travaux scientifiques. À ce jour, aucune étude empirique spécifique n’a été menée pour mesurer directement son efficacité.
Une validation scientifique future serait nécessaire pour en évaluer l’impact formel.
Abbandonato, B. (2025). Relation entre l’affectivité et l’apprentissage des notions de physique mécanique avec un jeu sérieux chez des étudiants en sciences humaines [Mémoire accepté]. Université du Québec à Montréal. https://archipel.uqam.ca/18761/
Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
Bandura, A. (2001). Social cognitive theory: An agentic perspective. Annual Review of Psychology, 52, 1–26. https://doi.org/10.1146/annurev.psych.52.1.1
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Fancourt, D., Aufegger, L., & Williamon, A. (2015). Low-stress and high-stress singing have contrasting effects on cortisol. Frontiers in Psychology, 6, 1242. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2015.01242
Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271–299. https://doi.org/10.1037/1089-2680.2.3.271
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Lupien, S. J. (2020). Par amour du stress. Éditions Va Savoir.
Lupien, S. J., Maheu, F., Tu, M., Fiocco, A., & Schramek, T. (2007). The effects of stress and stress hormones on human cognition: Implications for the field of brain and cognition. Brain and Cognition, 65(3), 209–237. https://doi.org/10.1016/j.bandc.2007.02.007
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